jeudi 22 décembre 2011

Interview : «Le cœur du problème n’est peut-être pas en Somalie»

Le journal luxembourgeois "Le Jeudi" publiait ce jour une interview réalisée récemment sur la situation dans la Corne de l'Afrique. Vous retrouverez la première partie de cette interview ICI

mercredi 21 décembre 2011

États fragiles dans le Sahel

"Le dessous des cartes"  sur ARTE a consacré une émission aux "Etats fragiles dans le Sahel".
Diffusée les 17 décembre 2011 à 17h45 et 21 décembre 2011 à 22h45, vous pouvez la revoir ICI


Résumé : "Dix ans après les attentats du 11-Septembre, le terrorisme semble se déplacer en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique. Théâtre d’attentats et d’enlèvements à l’encontre des gouvernements locaux et des intérêts occidentaux, le Sahel est-il devenu une nouvelle frontière d’Al Qaida ? Le Dessous des Cartes propose une analyse des facteurs d’instabilité de la région."

lundi 12 décembre 2011

Pluralisation religieuse entre éclatement et concurrence

A lire dans le dernier numéro de Politique Africaine coordonné par Maude LASSEUR et Cédric MAYRARGUE :




Résumé de l'éditeur : " Depuis une vingtaine d’années, l’Afrique connaît une explosion de la religiosité qui se traduit par une multiplication spectaculaire des manifestations de la foi : les nouvelles Églises chrétiennes fleurissent à tous les coins de rue, les grandes confréries islamiques se voient concurrencées par de puissants courants réformistes, de nouvelles croyances se développent en s’appuyant sur des cultes néotraditionnels ou des mouvements transnationaux. La concurrence peut parfois produire de violents conflits, comme au Nord-Nigeria. Comment interpréter cette explosion religieuse qui prend l’allure d’un véritable mouvement social ?
Ce dossier propose une analyse de ces dynamiques religieuses contemporaines sous l’angle de la pluralisation, analysée comme un double processus d’éclatement de l’offre et des pratiques cultuelles, mais aussi d’interactions renouvelées entre acteurs religieux. Il pointe les logiques d’emprunt et de mimétisme qui amènent des mouvements à s’inspirer de leurs concurrents, mais aussi les stratégies de distinction, nécessaires pour s’imposer dans un univers compétitif, qui peuvent parfois susciter des tensions. À partir d’études de cas portant sur des mouvements chrétiens, musulmans ou d’origine asiatique au Sénégal, au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Nigeria et à Madagascar, ce volume éclaire ainsi d’un nouveau jour les fils complexes qui se nouent ou se dénouent entre forces religieuses en situation de pluralisme."


Sommaire : ICI

dimanche 11 décembre 2011

Sahara de tous les enjeux. Géopolitique, sécurité et développement

Dans le cadre du programme scientifique « Nouveaux enjeux dans l'espace saharo-sahélien» animé par André BOURGEOT (Directeur de recherche émérite CNRS UMR 7130-FMSH Laboratoire d'Anthropologie Sociale), deux journées d'études sont organisées les  13 et 14 décembre 2011


Lieu : 190 avenue de France (métro « Quai de la Gare »)

Résumé: "L'ensemble saharo-sahélien concerné (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad, Libye
et Algérie),  écologiquement homogène et culturellement semblable est traversé par de nombreux enjeux, rivalités et conflits internationaux, nationaux et régionaux. Il connait depuis une décennie des transformations sociales, politiques, culturelles et économiques, de grande ampleur qui s'inscrivent dans des contextes politiques inédits qui sont :

1. L'apparition cyclique des rébellions armées touarègues (Niger et Mali) qui doivent composer ou se combiner avec des pouvoirs issus de chefferies locales formées sur des bases ethniques, déstabilisent les pouvoirs étatiques.

2. L'émergence de nouveaux acteurs et organisations politiques exogènes aux visées politico-théologiques incarnés par l'Aqmi (Al Qaïda au Maghreb Islamique),  aux activités très souvent criminelles (prises d'otages-marchandises, attentats suicides, versements de rançons, trafics en tous genres .

3. L'existence de réseaux d'acheminement de migrants clandestins et de produits illicites(cannabis, cocaïne)  génère un découpage-maillage de cet espace en « territoires » soumis aux contrôles de groupes ethniques.

4. La présence de richesses minières importantes (pétrole, uranium, or, fer, etc.) génère des compétitions entre les multinationales occidentales et les grandes sociétés nationales.

5. L'effondrement de la Jamahiriya libyenne  a des conséquences sur  la sous région concernée notamment à propos des revenants surarmés et du retour des subsahariens fuyant la guerre civile."

Les thèmes proposés sont :

le mardi 13 décembre 2011, de 9h à 12h - Modérateur, Alain ANTIL (Ifri)

9h - 9h15  Discours d'ouverture prononcé par Maurice Godelier, Directeur d'études (EHESS)

Panel 1  L'état des États et pouvoirs émergents
Assiste-t-on à des recompositions de zones d'influence ?
Espaces en déshérence étatique ?
Les puissances en jeux ?
Quels impacts sur les développements locaux et nationaux ?


9h15 - 9h45  - Georg Klüte, Université de Bayreuth (Allemagne) « Le Nord du Mali : un espace d'anomie » ; débats
9h 45 - 10h15 - Marine De Haas, Université de Hambourg (Allemagne) « L'émergence de la Chine en terre nigérienne : perceptions et enjeux » ; débats

10h15 à 10h30 - Pause-café

10h30 - 11h  - Marielle Debos, Sciences-Po (Paris)
  « La fin d'un épisode guerrier ? Les retours difficiles des rebelles tchadiens » ; débats

11h - 11h30  - Salim Chena, EHESS - CESPRA (France)
« Quelle hégémonie algérienne après le « printemps arabe » » ; débats

11h30 - 12h  - André Bourgeot, CNRS - LAS - FMSH (France)
« Politiques et États dans les septentrions malien et nigérien » ; débats

12h à 14h - Déjeuner

l'après-midi, de 14h à 18h - Modérateur, Georg Klüte
Panel 2  Ressources extractives, compétitions et trafics illicites

14h -14h30 - Benjamin Augé, Ifri  (France)
  « La question pétrolière dans la région saharienne : cas de
  la Mauritanie, Mali, Niger et Tchad
» ; débats

14h30 - 15h  - Hamadou Daouda Youssoufou, Université de Tahoua (Niger)
  « La rente uranifère et pétrolière au Niger et le piège du syndrome
hollandais
» ; débats

15h - 15h30  - Laurent Gagnol-Abdou Afane : Université de Grenoble (France)
  « Les nomades face à la pression sur les ressources extractives.
  L'exemple du nord Niger
» ; débats

15h30 - 16h  - Alain Antil, Ifri (France)
  « L'arrivée de la cocaïne au Sahel » ; débats

16h00 à 16h30 - Pause-café

16h30 à 18h    - Modérateurs, Georg Klüte et André Bourgeot

Synthèse générale et discussions libres avec l'auditoire


le mercredi 14 décembre 2011, de 9h à 12h - Modérateur, Patrick Haimzadeh
(France)

Panel 3 Migrations et terrorisme
Assiste-t-on à de nouvelles formes de territorialisation ?
Sanctuarisation ?
Ethno-territorialisation ?
Quels en sont les groupes qui les contrôlent et selon quelles modalités ?


9h - 9h30  - Julien Brachet (Ird), Armelle Choplin (Univ. Paris-Est),
Olivier Pliez (Univ. Toulouse)
  « Le Sahara entre espace de circulation et frontières de l'Europe » ;
débats
9h30 -10h - Attaher ag Iknane, Présidence de la République (Mali)
  « Activités illicites au Nord mali : pouvoirs émergents et territoires » ;
débats
10h -10h30  - Antonin Tisseron, Institut Thomas More (France)
  « Quelle stratégie contre l'insécurité dans le Nord du Niger et du Mali »
; débats

10h30 à 10h45 - Pause café

10h45 -11h15 - Naffet Kéïta, Université de Bamako (Mali)
  « Découpage-maillage de l'Etat malien dans les régions saharo-sahéliennes»
; débats

11h15 -11h45 - Mehdi Taje (Tunisie)
  « La réalité de la menace d'Aqmi à l'aune des révolutions démocratiques au
Maghreb
» ; débats

12h à 14h - Déjeuner

l'après-midi, de 14h à 18h15 - Modérateur, Mehdi Taje

Panel 4  La guerre civile en Libye et les conséquences régionales de
l'effondrement du régime
  Quels sont les rôles assurés par la communauté internationale et les pays
riverains ?
  Quelles conséquences sur l'ensemble de la sous-région ?
  Remodelage des frontières ?
  Humanitaire et militaire! S'agit-il d'un tournant dans le monde ?


14h -14h30  - Amadou Rabani, Université de Tahoua (Niger)
  « Le Niger, une victime collatérale du conflit libyen » ; débats

14h30 -15h  - Nadia Belalimat, CNRS - CIRED
  « Les berbères libyens, du Fezzan au Djebel Nefoussa et l'émergence
  d'un nouveau pôle politique en Libye
»

15h - 15h30  - Patrick Haimzadeh, Chercheur indépendant
  « La région de Sbha-Al Gatroun : pièce maîtresse du régime Kadhafi » ;
débats

15h30 - 16h  - Saïd Haddad , Ecole de Saint Cyr (Coëtquidan, France)
  « La zone saharo-sahélienne dans la politique extérieure libyenne. Bilan
et  perpectives
» ; débats

16h - 16h30  - Tilman Musch, INALCO - CRREA
  « Encore une guerre française contre les Africains. Regards sur
l'intervention militaire en Libye
».

16h30 à 16h45 - Pause-café
16h45 - 18h15 - Modérateur : André Bourgeot
  Synthèse et débats généraux
Le devenir de ces deux journées d'étude ?
Publication des actes ?
Constitution d'un réseau? D'une équipe internationale ?
Poursuite de la banque de données ?
Élargissement de la problématique au Nigéria (Boko Haram) et à la Corne de l'Afrique (les Chebab) : le djihadisme dans l'arc africain ?
Recommandations ?


18h15  Discours de clôture prononcé par Jean Pierre Dozon, directeur scientifique à la FMSH


Contacts : abourgeot@msh-paris.fr ; bourgeot@ehess.fr

vendredi 9 décembre 2011

Les lectures du week end

- KINSHASA, LA MÉGALOPOLE SANS CESSE RÉINVENTÉE  par Pierre Jacquemot, chercheur associé à l’IRIS / Novembre 2011
Résumé : "Beaucoup d’analyses sur la condition urbaine en Afrique soulignent la faillite de l’Etat aménageur d’espaces et pourvoyeur de services publics. A Kinshasa règne le non-planifié, le temporaire qui dure, le recyclé et la débrouille. Mais, malgré les vicissitudes de son histoire (ou à cause d’elles), la capitale de la RD Congo reste l’une des villes les plus inventives du monde."
- Laurent Gbagbo devant la CPI. Deux poids deux mesures ? par Pierre Jacquemot, chercheur associé à l’IRIS
- L’« exception marocaine » dans le contexte des soulèvements arabes par Khadija Mohsen-Finan, chercheure associée à l’IRIS
- Opérations de maintien de la paix : quels nouveaux enjeux ? Patrice Sartre, Général de l’Armée de Terre française, auteur de "Making UN Peacekeeping More Robust 
- L'Afrique en questions 9 : Elections législatives et présidentielles en RDC : quels enjeux ? John SMITH (pseudonyme d'un expert de la RDC)
Bonnes lectures !



jeudi 8 décembre 2011

L'Afrique dans le "Top 10" de Politique étrangère

La revue Politique étrangère (IFRI) vient de sortir son "top 10" des articles les plus téléchargés sur le portail CAIRN. On lira notamment avec attention :



1) “Afrique: l’intégration régionale face à la mondialisation” par Abdou Diouf

2) “La stratégie africaine de la Chine” par Valérie Niquet

3) “Les enjeux de l’aide publique au développement” par Pierre Jacquet

mercredi 7 décembre 2011

Les Shabaab sur Twitter ? (MAJ)

Ce mercredi soir, les twits s'affolent... Les Shabaab somaliens auraient ouvert un compte Twitter en fin d'après midi : HSLPress se présentant comme "Harakat Al-Shabaab Al Mujahideen Press Office". Le groupe avait déjà lancé en février 2011 une chaîne de télévision.
Les Shabaab ont longtemps réussi à se faire passer auprès de la population pour un mouvement de résistance opposé à ce qui est dorénavant perçu comme coalition Ethiopie/GFT grâce à une propagande bien mené et facilité par l’échec de la stratégie de communication du gouvernement de Cheikh Sharif Cheikh Ahmed. L'intervention kenyane leur permet de réactiver cette stratégie (comme le montre l'un des twits évoquant les "envahisseurs").


Voici les premiers messages du groupe :

-HSM Press
4 soldiers killed in a raid on base in Huriwaa District, , early morning; soldiers desert their posts!

-HSM Press
: Despite the tragedy and loss of life & wealth, a Mujahid does not desert the dignity to defend what he holds dearest: His Faith!

-HSM Press
: An army without experience, clear strategy & objective is fragile to winds of resistance & slightest confrontation precipitates defeat
 
-HSM Press
envisaged a lightening invasion of but the Blitzkrieg they’d hope for became a thorny quagmire for the inexperienced soldiers
 
-HSM Press
Military ineptitude, deteriorating economy, social imbalance, &public ambivalence trigger a desultory face-saving attempt by the : FLEE!

-HSM Press
By time the intoxicated militia sober up from their excessive Qaat sessions, the scales of war would have turned rather significantly!
 
-HSM Press
invaders flee today, retreating up to 30km towards the border & entrusting the fate of the town to the feeble militia
 
- HSM Press
retreat from the towns they’d invaded, capitulating to their fate a mere 2months into the extravagant but wretched operation
 
- HSM Press
With the rising economic burden of operation Linda Nchi, the much-hyped invasion has faltered quite prematurely
 
-HSMPress
Sheikh Abu Mus'ab (Military Spokesman): "The Jihad being waged here in Somali shall continue untill the country is purified of all invaders"
Il y a 1 heure

-HSM Press
7 Uganda-trained TFG soldiers surrender themselves to Mujahidin in #Mogadishu. They are welcomed after proclaiming repentance from apostasy
Il y a 1 heure

-HSM Press
6-DEC: Mujahidin forces attack #Amisom base in Dharkenley District, #Mogadishu. 3-hour battle resulted in some #Amisom casualties+base burnt
Il y a 1 heure

-HSM
6-DEC: Martyrdom seeker infiltrates K4 circle in #Mogadishu. 3 #Ugandanm 7 TFG soldiers pronounced dead on the scene. 2 mercenaries injured
Il y a 2 heures

-HSM Press
بسم الله الرحمن الرحيم
Il y a 2 heures

mardi 6 décembre 2011

RDC : Premiers enseignements des élections générales

Le 29 novembre, Thierry Garcin recevait Dominique Bangoura (présidente de l’Observatoire politique et stratégique de l’Afrique, de Paris I) dans les Enjeux internationaux sur les élections en République démocratique du Congo. Réécoutez ICI



Résumé : "La République démocratique du Congo (ex-Zaïre), pays clé de l’Afrique centrale, a des caractéristiques bien connues. 2,3 millions km² (environ quatre France), 71 millions d’habitants (une espérance de vie limitée à 50 ans), des voies de communications fluviales discontinues (malgré le considérable bassin du fleuve Congo) et terrestres pauvres (seulement 2 800 km de routes goudronnées !), des chemins de fer en déshérence.

Une partie de la population urbaine est concentrée dans l’agglomération de Kinshasa, l’extrême-Est ayant toujours été le flanc faible, avec le sud historiquement sécessionniste.
Enfin, le sous-sol du pays regorge de richesses (on a parlé d’un « scandale géologique »), telles le diamant, l’or, le charbon, le pétrole, l’uranium et bien d’autres minerais (à commencer par le coltan, 70 % des réserves mondiales).
Or, c’est un État faible et divisé qui, aujourd’hui, n’est même pas maître de l’entièreté de son territoire."

On lira également
- La RDC en chiffres (BBC) ICI
- RD Congo : un risque de guerre civile post-élections ? (Affaires stratégiques) ICI
- "La contre-insurrection en République démocratique du Congo" par Ilinca Mathieu ICI et ICI
- "Congo: l’enlisement du projet démocratique" par l'International Crisis Group ICI

Quelques rappels sur la RDC publiés précédemment ICI :
Pays d’Afrique centrale, le troisième en superficie du continent (2 345 000km²), et le plus peuplé de la zone (63 millions d’habitants). Elle y occupe une place centrale sur les axes Le Cap-Le Caire et océan Atlantique- océan Indien.
La RDC (Zaïre jusqu’en 1997) constitue un ensemble composite confié par la Conférence de Berlin (1885) à une société capitaliste d’exploitation dirigée par le roi des Belges Léopold qui le lègue à Bruxelles. Son unité (le Bassin du Congo) n’est qu’apparente : elle plonge au sud dans le plateau métallifère du Shaba (ex-Katanga riche en cuivre, colbalt, uranium) et touche à l’est les Grands Lacs. Aussi sa diversité ethnique est elle considérable (5 langues nationales) et la décolonisation (1960) s’est accompagné de nombreux troubles, en particulier les tentatives de sécession du Katanga encouragées par l’Union minière de Belgique.
La dictature de Mobutu (1965-1997) ne permet pas le développement du pays malgré ses richesses. Sa déstabilisation est une retombée indirecte du conflit du Rwanda, de nombreux Tutsi (les banyamulengue) ayant été établis par les Belges dans l’est de la RDC (Kivu). Ils se heurtent en 1996 au million de réfugiés hutu fuyant le FPR, parmi lesquels les milices interahamwe impliquées dans le génocide de 1994). L’intervention des Rwandais tutsi et des Ougandais, leurs alliés, provoque la chute de Kinshasa le 16 mai 1997 et porte au pouvoir une coalition d’opposants dirigée par Laurent-Désiré Kabila. Mais les interventions étrangères ne cessent pas et la RDC devient l’enjeu d’un affrontement entre deux camps, d’un côté l’Ouganda et ses alliés, de l’autre l’Angola et le Zimbabwe qui soutiennent Kabila. Le gel des positions militaires se traduit par une partition de fait du pays. En 2001, L.D. Kabila est assassiné. En 2003, un accord global est signé et un gouvernement d’union nationale nommé. Mais de nombreux mouvements de rébellion persistent, souvent sur une base ethnique, en particulier dans le Nord et l’Est du pays.

Engagements stratégiques français : nouveaux regards. Retour sur la journée de la relève stratégique

A la suite de la conférence du 24 novembre sur les Engagements stratégiques français : nouveaux regards. Retour sur la journée de la relève stratégique, le 24 novembre 2011, l'IRSEM vient de publier en ligne ICI les communications des intervenants.

Résumé de l'institut : "A l’occasion du lancement des débats sur la révision du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (LBDSN) de 2008, l’Irsem a consacré une journée d’étude à l’actualisation des engagements stratégiques français face au nouveau contexte géostratégique mondial. Les interventions de ce colloque sont rassemblées ici. Elles sont le fruit des réflexions de jeunes chercheurs rattachés à l’institut, pour la plupart doctorants ou jeunes docteurs civils, experts des questions stratégiques contemporaines. Cette journée participe de l’une des missions majeures de l’Irsem, le développement des liens entre monde universitaire et monde de la défense. Cette contribution permet de présenter, en amont des élections présidentielles et législatives de 2012, une vision critique et novatrice des ambitions stratégiques françaises à l’heure de la multiplication des tensions régionales, des crises économiques et de l’émergence de nouveaux défis. La journée s’est organisée autour de quatre panels, les deux premiers permettant de clarifier l’environnement stratégiques, les deux suivants interrogeant la manière de rationaliser les actions stratégiques."


vendredi 2 décembre 2011

Au-delà du Lower Shabelle, quelles marges de manœuvre pour le contingent djiboutien ?

A lire, sur le site de l'IRSEM, la chronique de Christelle Dumora : 

"Initialement conclus en 1977, les accords de défense qui lient la France et Djibouti sont renégociés en profondeur pour la troisième fois depuis plus d’un an, entre les autorités djiboutiennes et françaises. Cette nouvelle orientation s’inscrit dans la volonté affichée du Président français Nicolas Sarkozy dans le Livre Blanc de la Défense, paru en 2008, de redéfinir les modalités de présence et d’engagement de nos troupes en Afrique et plus précisément sur le territoire de Djibouti.

Plusieurs axes importants en émanent :
Le premier concerne les voies et moyens de renforcer les capacités humaines et logistiques de l’armée djiboutienne (FAD, Forces Armées Djiboutiennes). Le second, la reprise de certains sites utilisés par les forces françaises stationnées, mais aussi la réévaluation du « contrat de bail » qui doit prendre fin en 2012 et dont s’acquitte la France depuis 2003 à hauteur de 30 millions d’euros par an. Ces accords incluent également la redéfinition des modalités d’engagement de la France dans la sécurité et la défense de Djibouti notamment en cas d’agressions, uniquement, extérieures. Et c’est bien là toute l’acuité de ces accords : l’annonce il y a plus d’un an par le Président Ismaël Omar Guelleh de déployer en Somalie un contingent en appui aux troupes de l’Amisom, risque de changer la donne.


Ce nouveau partenariat semble avoir été souhaité côté français, suite à la visite du président Sarkozy au début de l’année 2010. Côté djiboutien, cette réorientation stratégique remonte au sommet de Kampala en 2009 durant lequel Ismaël Omar Guelleh a émis la volonté de changer de posture en réponse aux sollicitations de ses homologues kényans et éthiopiens pour une coopération élargie au processus d’imposition et de maintien de la paix en Somalie. Engagement salué en janvier 2009 par le Conseil de sécurité de l’ONU en vue du renforcement de l’Amisom et que le parlement djiboutien vient d’entériner (16 octobre 2011)...." La suite ICI