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dimanche 22 mai 2011

Somaliland vs The rest of the world

Cette semaine le Somaliland fêtait en grande pompe (mais dans la quasi indifférence internationale) son accession à l'"indépendance" en 1991. A l'occasion de cette anniversaire une petite vidéo "Africa's Best Kept Secret"

Et si le "pays qui n'existe pas" était une success story africaine ?



Sur le Somaliland :



- "UK Ambassador In Addis Ababa Says If The South-Central Somalia Remains In Chaos, Somaliland’s Argument For Recognition Will Be Strengthened"
-"54, 55… après le Sud Soudan, le Somaliland ?"
-"Le Somaliland, 20 ans et toujours sans passeport "
- "Kenya to recognize Somaliland"
-"Somaliland : la voie de l’indépendance"

mardi 15 mars 2011

Sources thème du mois AGS

Pour enrichir les réflexions d'AGS sur le thème du mois, vous trouverez ici une bibliographie et une sitographie succinctes. Cette liste est, bien sur, non exhaustive et vise plutôt à servir de base de départ. Elle attend vos ajouts et critiques dans l’espace « commentaires ».

Sitographie :
- Progression du nombre des États Membres de 1945 à nos jours ICI
- Organisation des nations et des peuples non représentés, 57 peuples et nations sont membres de cette ONG créée en 1991 ICI Liste de ces peuples et nations ICI
- Un peu daté mais à consulter pour information : la liste Movements for National, Ethnic Liberation or Regional Autonomy ICI
- A consulter absolument pour découvrir tous les ouvrages et articles sur le nationalisme : The Nationalism Project (ICI) et son blog (ICI)

Articles en ligne :
- Réflexions sur l’augmentation du nombre des États : Stéphane Rosière, « La fragmentation de l’espace étatique mondial », L'Espace Politique [En ligne] , 11 | 2010-2 , mis en ligne le 16 novembre 2010, Consulté le 20 février 2011. ICI
- Une analyse multiscalaire des référendums d’autodétermination et l’emboîtement des représentations et stratégies à différentes échelles: Amaël Cattaruzza, « Les référendums d'autodétermination: démocratisation ou balkanisation du monde ? », L'Espace Politique [En ligne] , 3 | 2007-3 , mis en ligne le 22 décembre 2007, Consulté le 20 février 2011. ICI
- De la même auteure : « Fragmentation : cloisonnement et/ou recomposition de l’espace politique ? », L'Espace Politique , [En ligne] , 11 | 2010-2 , Consulté le 12 mars 2011. ICI
- Commençons exceptionnellement par la conclusion de cet article….: « Bien souvent, le nationalisme et la proximité culturelle ne sont utilisés que pour mieux masquer l’intérêt économique à court terme. Le monde est entré dans l’ère de la prolifération étatique et du sécessionnisme à tous crins, mais aussi, et peut-être de façon plus flagrante, dans celle du cocooning stratégique » BONIFACE, P., 1999, « Danger ! Prolifération étatique », Le Monde Diplomatique, janvier, p. 32 ICI
- Une réponse à cet article vise, entre autres, à minimiser le phénomène décrit par P. Boniface : PEGG, S., 1999, « The Nonproliferation of States: A Reply to Pascal Boniface », The Washington Quarterly, vol. 22, n°2, p.139-147.
- Exposés des participants et synthèse des discussions du Séminaire « Droit à l'autodétermination des peuples autochtones », New York, le 18 mai 2002, ICI

Articles :
- FEARON, J. D., 2004, « Separatist Wars, Partition and World Order », Secutity Studies, vol. 13, n°4, p. 394-415
- KOLSTØ, P., BLAKKISRUD, H., 2008, « Living with Non-recognition: State- and Nation-buiding in South Caucasian Quasi-States », Europe-Asia Studies, vol. 60, n°3, p.483-509.
- TAGLIONI, F., 2005, « Les revendications séparatistes et autonomistes au sein des États et territoires mono- et multi-insulaires: essai de typologie », Cahiers de géographie du Québec, vol. 49, n°136, p. 5-18.
- SMITH, A.D., 1979, "Towards a Theory of Ethnic Separatism", Ethnic and Racial Studies, vol. 2, n° 1, p. 21-37.

Ouvrages :
- BADIE, B., 1995, La fin des territoires, Paris, Fayard, 276p.
- DIECKHOFF, A., 2000, La nation dans tous ses Etats, Champs, Flammarion, Paris
- et vient de sortir : JOAO MEDEIROS (dir.), 2011, Le Mondial des nations, Paris, Choiseul, 574p.

jeudi 10 mars 2011

54, 55 …après le Sud Soudan, le Somaliland ?

En juillet, le Sud Soudan sera le 54ème États africains reconnu par la communauté internationale. La récente décision du peuple sud soudanais ouvrira-t-elle la boite de pandore des revendications indépendantistes africaines ?

L’indépendance du Sud Soudan est une singularité. Elle fut soutenue par des puissances extérieures au continent et contre le principe fondamental d’intangibilité des frontières de l’Union Africaine hérité de 1964.
L’accord de paix de Nairobi du 9 janvier 2005 entre le gouvernement de Khartoum et la rébellion sudiste de John Garang, incluant le referendum d’autodétermination de 2011,   a mis fin au plus long conflit du continent africain (3 millions de morts, 5 millions de déplacés/réfugiés).
La principale conséquence de cette indépendance pourrait être au niveau régional. En effet, le Somaliland, État de facto depuis 1991, toujours en attente de reconnaissance internationale voit dans l'indépendance du Sud-Soudan une opportunité de faire valoir ses revendications à son tour : « If the international community accepts the independence of southern Sudan, there is no reason why the door should not be open for us also” affirmait en début d’année le président Somalilandais. En 2010 le pays a organisé des élections présidentielles qui se sont passés dans le calme et la transition démocratique fut reconnue de tous. Au lendemain de son élection le nouveau président, Silaanyo, affichait clairement l’objectif principal de son mandat : “During my tenure as president I will vigorously fight for the recognition of Somaliland. The world must recognize our democracy”.

Le Somaliland a tout d’un Etat sauf…la reconnaissance formelle des autres Etats !  Ce petit pays  au Nord  de la Somalie souhaite retrouver les frontières du British Somaliland, une colonie distincte de la Somalia Italiana et dont elle a obtenue son indépendance séparément. De fait son rattachement au reste de la Somalie fut bref (rappel historique :  ICI, Vidéo Somali independence Day 1960 )



C’est également un ilot stable  ayant assis son autorité sur son territoire. Un rattachement à moyen ou même long terme avec la Somalie du Sud est inenvisageable. Le pays dispose de ses propres forces de sécurité et de sa police, d'un système judiciaire et d'une monnaie, d’un drapeau, de timbre (édités en Grande Bretagne), de gardes côtes formés par les Britanniques, d’institutions qui fonctionnent…. Le secteur privé est très dynamique (7 opérateurs de téléphone presque autant de journaux). C’est aussi la seule économie au monde où plus de la moitié de la population dépend du pastoralisme nomade pour vivre.

Pourquoi une reconnaissance internationale si le Somaliland fonctionne déjà comme un Etat ? Outre la possibilité de siéger dans les instances internationales, d’être reconnue par l’ONU, le FMI….une reconnaissance permettrait des relations bancaires et la possibilité d’établir des contrats d’assurance et donc aux investisseurs de s’implanter et à l’Etat de connaitre un essor économique.
De fait, les missions britanniques, américaines…se succèdent à Hargeisa la capitale. Les britanniques seraient venus demander, en octobre 2010, la collaboration des gardes-côtes du Somaliland à leur lutte contre la piraterie maritime et auraient offert en contrepartie des armes et des moyens de détection radars. Ils se seraient également déclarés intéressés pour disposer d'une base navale près de Berbera. De même les Américains ont changé de stratégie en Somalie. Désormais le dialogue et l’aide financière avec les régions périphériques de la Somalie sont privilégiés. Pourtant aucun pays occidental de se risquerait à s’ingérer dans les affaires africaines et à contredire les principes de l’Union Africaine en reconnaissant ce nouvel État.
L'Éthiopie et Djibouti traitent ce voisin comme un égal et commerce avec lui (le Somaliland est même un nouveau débouché maritime pour l’Ethiopie) mais ils n’ont pas la légitimité pour le reconnaitre. L’Ethiopie serait une nouvelle fois perçue comme un État colonial par ses voisins.
La souveraineté du Somaliland est donc reconnue implicitement de tous mais la reconnaissance internationale reste un acte discrétionnaire de chaque État et personne ne souhaite faire le premier pas. La seule solution serait une reconnaissance officielle par un État africain tel que l’Afrique du Sud…mais quel intérêt pour cet État ?
La  situation risque de perdurer et ce statut quo s’installer dans le long terme dans la mesure où aucun Etat ne prendra la décision de reconnaître en premier le Somaliland. Le précédent sud-soudanais pourrait rester une singularité et « le secret le mieux gardé d'Afrique », comme le nomme ses dirigeants, le rester...

Pour aller plus loin :
- Une sélection d'articles des Nouvelles d'Addis sur le Somaliland : ICI
- Une sélection de liens Somalilandais ICI
- "Somalia & Somaliland :  Envisioning a dialogue on the question of Somali unity"
- "Debating secession and the recognition of new states in Africa"
- "Somaliland : à l'Union Africaine de montrer le chemin"
Sonia Le Gouriellec, Good Morning Afrika

samedi 13 novembre 2010

Le Cinquantenaire des indépendances africaines, 1960-2010

Lundi la ville du Kremlin-Bicêtre (94270) organise une conférence-débat sur le thème : La question postcoloniale, un défi pour la Nation ? Yves LACOSTE animera cette conférence puis débattra avec la salle ( à 20H00 en salle du Conseil municipal / 1, place Jean Jaurès / 94270 LE KREMLIN-BICETRE).

Toute la semaine la ville programme des manifestations qui se dérouleront dans le cadre du cinquantenaire des indépendances africaines.

Dimanche 14 novembre
17h-18h30. Table-ronde : “1962-2010, 48 ans de relations franco-algériennes”, avec Georges Morin, auteur de Algérie, idées reçues

Lundi 15 novembre
20h-21h30. Rencontre-débat dans le cadre des “Causeries du Kremlin-Bicêtre” : “La question post-coloniale”, par Yves Lacoste, professeur à Paris VIII, fondateur de la revue Hérodote.

Mercredi 17 novembre
20h-21h30. Table ronde : “Les écrivains et les indépendances africaines”, avec Jacques Chevrier, spécialiste de la littérature africaine, Sami Tchak, écrivain d’origine togolaise (Grand prix littéraire d’Afrique noire 2004), Babacar Sall, écrivain d’origine sénégalaise, et Kossi Efoui, écrivain d’origine togolaise (prix Kourouma 2009).

Dimanche 21 novembre
16h-17h30. Table ronde : “La Guinée Conakry : Indépendance et dépendances”, avec Bader Kaba, président du “Comité du 28 septembre”, Dominique Robin, artiste, Doura Barry, musicien, et Yves de Clerck, de l’ONG Fidesco.
17h30. Rencontre avec Dominique Robin autour de son livre Un dispensaire en Guinée.
18h-19h. Concert : Doura Barry chante Les airs des indépendances en Guinée Conakry.

Jusqu’au samedi 11 décembre
Exposition sur Léopold Sédar Senghor à la Bibliothèque

jeudi 28 octobre 2010

Développement et coopération : quelles perspectives d’avenir ?

Afrique : 50 ans d’indépendance
Développement et coopération : quelles perspectives d’avenir ?

Cinquante ans après la décolonisation et l’accession à l’indépendance d’une majorité de pays au sud du Sahara, l’Afrique occupe une place à part dans le paysage mondial. Courtisée pour ses matières premières, elle fait l’objet des sollicitudes de la communauté internationale dans la lutte contre la pauvreté. Après diverses célébrations du cinquantenaire des indépendances, ce colloque n’est pas une répétition des analyses et des discussions qui ont émaillé l’année sur ces dernières décennies d’histoire africaine, mais plutôt un abord sur les décolonisations sous l’angle du développement. Que doit la situation actuelle de l’Afrique à son histoire coloniale ? Quelles évolutions a connues l’Afrique ? En parallèle, comment la communauté des bailleurs de fonds a-t-elle répondu à ces changements, dans les anciennes puissances coloniales comme dans les pays sans passé colonial, du côté des États comme de celui de la coopération décentralisée ?
Annonce
Colloque à la Mairie de Paris - le 29 octobre 2010
Organisé par l’Agence Française de Développement (AFD),
avec la revue Afrique contemporaine et la Revue internationale de politique de développement.

Programme

8h30-9h30 Accueil des participants (café)
9h30-10h30 Introduction

dimanche 3 octobre 2010

Menace de conflit au Soudan


Le referundum sur l'indépendance du Sud Soudan n'est que dans 4 mois mais la tension monte au Soudan : Un conseiller présidentiel soudanais, Mustafa Osman Ismail, a déclaré que les jeunes et les étudiants devaient se préparer à faire la guerre si le Sud-Soudan réalisait son indépendance : "nous faisons la promotion de la paix (…) ceux qui viennent vers nous avec des intentions pacifiques nous leur tendons la main. Mais ceux qui veulent nous poignarder dans le dos, nous les confrontons face à face ». Par ailleurs les Sud-Soudanais vivant au Nord devraient perdre leurs citoyenneté en cas de sécession.

Source : Opération de paix

dimanche 1 août 2010

Que visiter pendant les vacances ?


Pour ceux qui n'ont pas la chance de quitter Paris pendant les vacances allez faire un petit tour dans le 13ème arrondissement où jusqu'au 30 septembre 2010 (du mardi au samedi de 10h à 20h et le dimanche de 13h à 19h), la BnF vous propose de découvrir sur les postes audiovisuels du Haut de jardin, 50 films répartis en trois sélections :
1 ."Mémoires du continent noir" dresse un état contrasté de la situation politique et sociale complexe des pays francophones d'Afrique depuis cinquante ans. En 1960, l'ensemble des possessions coloniales françaises au sud du Sahara, à l'exception de Djibouti, accèdent à leur indépendance. En quelques mois, le Tchad, l'Oubangui'Chari (devenu la République centrafricaine), le Congo et le Gabon regroupés dans l'Afrique équatoriale française deviennent des états souverains. Les pays de de l'Afrique occidentale française : le Cameroun, le Niger, la Mauritanie, le Sénégal, le Mali, la Haute'Volta (devenu le Burkina Faso), la Côte d'Ivoire, le Dahomey (devenu le Bénin), le Togo deviennent également indépendants. Le même mouvement de décolonisation gagne le Congo belge voisin et Madagascar.

2. "Africains d'aujourd'hui" dresse un portrait sensible de ces pays à travers leurs habitants. Qu'ils soient tisserands ou cinéastes, riches ou modestes, célèbres ou anonymes, tous témoignent, malgré l'adversité, de l'extraordinaire dynamisme des sociétés africaines contemporaines. En 1960, l'ensemble des colonies françaises au sud du Sahara, accèdent à leur indépendance.

3. "Le cinéma des africains" rassemble des films de fiction réalisés par des Africains. Depuis leurs tout premiers pas au lendemain des indépendances, les cinéastes se sont emparés avec force du thème de la mémoire du "temps colonial", de l'identité et de la tradition malmenée par les mutations de leurs sociétés.

Lieu : Bibliothèque nationale de France - site François Mitterrand, salle B, C, D, J ou G , quai François Mauriac, Paris 13è - - entrée libre à partir de 17h
Programmes ICI

vendredi 2 juillet 2010

Demain Hotel Concorde : Journée pour les Cinquantenaire des indépendances

Demain de 9h à 23h30 : Journée pour les Cinquantenaire des indépendances puis Gala de cloture à partir de 19h – Bilan(s) et Prospective : Liberté (s) et Paix, Développement et Stabilité, Coopération Sud-Sud, Nord-Sud ; Coopération bilatérale et multilatérale, etc. Quelles perspectives pour un continent riche de ses hommes et de ses ressources ? Quel (s) rôle(s) et quelle (s) place (s) de l’Afrique dans la Gouvernance Mondiale ?

Avec la Coordination des Intellectuels d’Afrique et des Diasporas Africaines et le Centre International d’Etudes et de Recherches Stratégiques Prospectives de Dakar - C.I.E.R.S.P. de Dakar --
Programme : de 9h à 13h : Accueil, Allocution de bienvenue du Président du Comité d’organisation (Dr Gaston-Jonas Kouvibidila Journaliste-Ecrivain) ; Discours d’ouverture du Président de l’ONG « Convergences », (Dr. Claude Koudou Enseignant-écrivain, Directeur de Collection chez l’Harmattan, Paris) et du Secrétaire Exécutif de la « Coordination des Intellectuels d’Afrique et des Diasporas Africaines », (Prof MalickNdiaye, Univ. Cheikh Anta Diop de Dakar) ;
Conférence inaugurale : « Symbolique et Prospective de la Renaissance Africaine » : SEM Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal --

1ère Table Ronde : 50 ans d’indépendance ; Quel bilan ? Animé par MmeEugénie DIEKY, Directrice d’antenne à Africa N°1 sur les thèmes : L’émancipation des noirs d'Haïti / La décolonisation : Rappel de mémoire de deux facettes / les fondements culturels historiques avec Prof. Iba Der THIAM, Agrégé d'Histoire, Membre du Comité scientifique de l'UNESCO - La Réhabilitation de l'histoire Africaine / L’Histoire lieu d'aliénation et lieu d'émancipation avec Prof. Djibril Tamsir NIANE, Ecrivain et historien ; Médiéviste, Spécialiste de l’histoire du Mandé, notamment l'Empire du Mali. - Le Panafricanisme de Krumah, Quel héritage ? Intervenant : Samia N’KRUMAH, Députée à l’Assemblée Nationale du Ghana ;

-- de 13h à 13h55 : Pause Déjeuner

- de 13h55 à 16h15 : 2ème Table ronde : Perspectives pour les 50 prochaines années animée par Dr MANGA-AKOA François sur les thèmes : L'Axe Abidjan - Dakar : Feu de paille ou nouveau départ ? avec Prof. Malick NDIAYE ; Université Cheikh ANTA DIOP de Dakar, Directeur du Centre International d’Etudes et de Recherches Stratégiques et Prospectives de Dakar - L’Afrique de demain, Quelle coopération bilatérale et multilatérale ? Avec Dr Aminata TRAORE, écrivain, Ancien Ministre de la culture et du Tourisme du MALI, Présidente du Forum pour un Autre Mali - L’Economie africaine : Quelle place dans les 30 glorieuses ? Avec Prof. François N’DENGWE ; Economiste - La fuite des cerveaux / Quelle Afrique pour l’implication des Africains de la Diaspora dans le processus de développement de leurs pays d’origine ? Avec Babacar SALL, Prof. A l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales de Paris, Ecrivain-Directeur de Collection chez L’Harmattan

-- de 19 à 23h30 : DÎNER-GALA : animé par Mme Eugénie DIECKY (Africa N°1) / Dr Seidick ABBA, Journaliste à Pana Press avec un Exposé : « Nouveau regard sur le masque africain » ; avec Dr Alphonse TIEROU, Chercheur Chorégraphe ; la projections de films sur de l’Afrique / Hier et aujourd’hui ; des Communications / témoignages / Prestations d’artistes / Distribution des prix - Entré à partir de 20€ pour le colloque et 40€ pour le Gala -

Lieu : Hôtel Concorde La Fayette, 3, place du Général Koenig, Paris 17è, M° Porte Maillot - Palais des Congrès - Réservations : 06 15 95 23 10 ; rens : 06 21 66 26 35 claude_koudou@yahoo.fr info@ongcpda.org valerie@colorsagency.net www.ongcpda.org

lundi 3 mai 2010

Theme AGS mois de mai : les influences étrangères en Afrique

À l'occasion du cinquantenaire des indépendances africaines, Alliance Géostratégique s’intéresse à ce continent et tout particulièrement aux influences étrangères en Afrique noire. En effet, si les Français semblent s’y désintéresser nombreux sont les acteurs à investir le continent.

Ainsi la France n’a cessé de faire évoluer sa doctrine officielle : de « l'indépendance dans l'interdépendance » (E. Faure) à « accompagner sans dicter » (D. de Villepin) en passant par « ni ingérence, ni indifférence » (L. Jospin). Les États-Unis ont réorienté leur politique étrangère vers de nouvelles préoccupations géopolitiques et géostratégiques : le terrorisme islamiste, la sécurité énergétique et l’influence grandissante de la Chine.

Les anciennes puissances coloniales sont encore très présentes. L’héritage colonial les conditionne à être présentes sur cette zone. Après la décolonisation, elles ont cherché à y conserver une certaine influence, et la présence de nombreux ressortissants nationaux ainsi que les autres liens créés au cours de la période coloniale (langue et culture, enseignement...) servent de relais à cette politique.

Des acteurs moins traditionnels ont développé leurs relations avec le continent : la Chine dont la politique africaine qualifiée d’opportuniste est souvent critiquée mais aussi l’Inde, le Brésil, la Russie, Israël, l’Iran…


La question du rôle et de l’influence des pays extérieurs est donc légitime et elle n’a jamais été posée avec autant d’acuité qu’à l’heure actuelle.


Cette influence pourrait se définir comme la capacité d’une entité à orienter le comportement des autres entités en les amenant à s’impliquer dans son action ou à s’identifier à son point de vue. Elle pourrait être assimilée au soft power de Joseph Nye qui « consiste à tenter d'abord d'obtenir par la persuasion séductrice les résultats que l'on pourrait aussi atteindre par la force. Il s'agit d'amener les autres à adhérer à des normes et des institutions qui incitent ou induisent au comportement désiré. Le Soft Power peut prendre appui sur la capacité d'établir l'ordre du jour de manière à façonner les préférences des autres. »

On pourra aussi distinguer des zones d’influence où certains États disposent d’une prépondérance et /ou d’une exclusivité par rapport aux autres.


On rappellera qu’une vision globale est particulièrement difficile à appréhender en ce qui concerne le sous-continent africain. Certains ont tenté de démontrer que l'Afrique est un ensemble homogène. Aussi nombreux sont ceux qui ont eu une vision d'une Afrique qui pourrait être appréhendée et gérée d’un seul bloc. Mais en réalité, l'Afrique est un continent hétérogène qu’il faut penser dans sa diversité et donc y appliquer non pas une politique, mais des politiques africaines. Les stratégies d’influence se prêtent particulièrement bien à cet exercice.


Pourquoi ces acteurs s’intéressent-ils au continent ? Parmi les pays d'Afrique noire, deux tiers font partie des pays les plus pauvres de la planète. Malgré cela, l’Afrique est une zone riche qui recèle des potentialités à la fois économiques et humaines. Elle est une région en pleine évolution : intérêts économiques en tête (production / extraction de ressources naturelles et de matières premières, implantation d’entreprises, nouveaux marchés à conquérir...), intérêts stratégiques et prosélytisme religieux (Libye, pays du Golfe).

Comment évaluer la place des acteurs extérieurs sur le continent africain ? Quelles sont les modalités de l’influence des principales puissances y agissant ? Quelles sont les rapports entre les différents acteurs ? Et surtout, comment ces politiques d’influence sont reçues par les gouvernements sur place et par les populations car ne l’oublions pas ils savent faire jouer la concurrence et se jouent plus qu’on ne l’imagine de la profusion des acteurs extérieurs.

À vos claviers ! Envoyez vos contributions à alliancegeostrategique@gmail.com .