mercredi 6 janvier 2010

Les tournées africaines du début d'année


Parce que le jeu des influences passe par des visites bilatérales de coopération ou de courtoisie. Petit coup de projecteurs sur les tournées françaises et chinoises de début d’année.
Bernard Kouchner a entamé aujourd'hui sa tournée africaine de quatre jours qui le mènera dans 5 pays :
-Au Rwanda avec qui la France vient de renouer des relations diplomatiques (voir précédent billet). Jacques Kabale, actuel responsable juridique du département des ressources humaines de la BAD, a été nommé le mois dernier ambassadeur à Paris et Laurent Contini l'actuel ambassadeur de France au Zimbabwe et ancien membre du cabinet de Bernard Kouchner, devrait être nommé à Kigali ;
-En République démocratique du Congo (RDC) : afin d’aborder la situation intérieure, les aspects régionaux et l'avenir de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc) qui vient d’être reconduite pour 5 mois ;
-Congo-Brazzaville : les discussions porteront sur la sécurité régionale et le changement climatique notamment la protection de la forêt d'Afrique centrale.
-Burkina Faso : pour évoquer les médiations du président Blaise Compaoré en Guinée, en Côte d'Ivoire et au Togo ;
-Côte d'Ivoire : cette visite « permettra notamment de rappeler l'attachement de la France à ce que la Côte d'Ivoire retrouve la voie de la stabilité et du développement », indique le communiqué de presse.
Le ministre des Affaires étrangère chinois, Yang Jiechi, a débuté lui aussi une tournée africaine au Kenya, au Nigeria, en Sierra Leone, en Algérie et au Maroc.


Officiellement pour entretenir l'amitié traditionnelle sino-africaine, et renforcer le partenariat gagnant/gagnant. Sur les perceptions africaines de la Chine, voir billet ICI

2 commentaires:

  1. tout le monde sait que depuis le genocide rwandais les relations entre la france et ce pays sont tres detestable .... kagame a bien plus interet a diversifier ses alliances ... mais peut on parler d alliance ??? et puis quelles sont les vrais enjeux de cette visite ou ce renouement de lien avec paris??

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  2. D’où l’accession du Rwanda au Commonwealth qui confirme sa volonté d’ancrage au sein du monde anglophone. En revanche, le pays avait bénéficié d’un intérêt majeur de la part de l’Administration Clinton, et ensuite moindre de la part de l’Administration Bush. Quant à l'influence française elle a subit un puissant revers et a perdu pied dans toute la région des Grands Lacs. Elle semble désormais vouloir normaliser ses relations « en douceur ».

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